21.04.2012
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(Luciamel et Mike, merci pour vos commentaires, comme toujours, c'est super gentil ! J'espère que vous allez bien.)
Là, je voulais écrire un truc romantico-cucul, mais ma mère m'a dit que la super copine de mon frère l'avait quitté parce qu'il la trompait comme c'est pas permis, alors je ne vois plus trop quoi dire après ça. La seule réflexion que ça m'évoque, c'est que nous sommes et resterons définitivement une famille de personnes incapables d'avoir une relation de confiance avec qui que ce soit et que leurs névroses de pouvoir plomberont jusqu'à la fin.
Sinon, dans la même veine psychiatrique, je suis complétement obsédée par le dessinateur de mon coeur. Il me dit bonjour très cordialement quand il me croise, mais je sens bien que son sourire contris (que j'adore, en passant) signifie assez clairement "tu es bien gentille, mais lâche moi le mollet".
Il est beau. Ai - je déjà dit à quel point il était beau ? J'ai envie de dessiner son portrait (mais ça risque de ressembler à une boule avec deux yeux) tellement il est beau, tellement il a de la présence, tellement à chaque fois qu'il arrive dans la pièce, j'en ai le souffle coupé et à chaque fois qu'il sourit et que ça lui dessine des fossettes sur les joues et des pattes d'oies au coin des yeux, je suis au bord de l'apoplexie.
J'aime ses fossettes de sourire et ses yeux bleus délavés et son duvet sur les joues et sa coiffure bizarroide en 3 D et son éternel pull marron et l'odeur de son cou quand je lui fait la bise.
Bref, vive l'obsession sexuelle et du poumon, vive la névrose, vive le harcélement d'un type qui n'a rien demandé, vive les troubles de la personnalité, vive la bétise, j'en ai marre, marre, marre d'être aussi nulle.
Et il y a aussi le léger écartement de ses dents de devant, un peu comme des dents du bonheur mais en plus discret.
Il va falloir que je me sorte les doigts du cul pour aller lui parler, et engager une conversation avec lui. Mais ma personnalité associale, inintéressante et insensible aux autres (si, si, Luciamel !) a peu de chances de changer radicalement du jour au lendemain, même pour plaire à d'aussi beaux yeux bleus délavés.
Bref.

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07.04.2012
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Luciamel et Mike Hammer, merci beaucoup pour vos commentaires de la dernière fois, si vous passez par là, c'était vraiment très gentil... La version à Westminster du Misere est drôlement chouette, ils montent encore plus haut dans les aigus, whaouh ! et quelle résonnance, dans le morceau comme entre les blogs !! :-) Mike, merci beaucoup pour tes encouragements, je pense que mes tourments m'arrangent bien aussi des fois !!! Bref !!!

Maintenant, il est tard. Mais je suis toujours aussi à coté de la plaque qu'avant. J'ai passé une soirée avec F., et apart me prendre le choux avec son meilleur ami, je n'ai pas fait grand chose. Je ne peux pas sortir de moi même pour me connecter aux autres, aux hommes spécialement, c'est impossible, ils ne font juste pas partis de mon monde mental, qui ne semble contenir, que moi, moi, et encore moi, ma bonne mine et mes gros seins, comme dirais l'autre, et pas grand chose d'autre. Me faire aux rêgles des autres, c'est trop me demander, me comporter comme si je n'étais pas toute seule, c'est trop demander, faire attention aux besoins et à l'existence pure et simple des autres, c'est trop demander.
Et il y a le dessinateur de mon boulot. Il est beau, il a une barbe de trois jours, il me sourit quand je lui tombe à moitié dans les bras parce que je n'arrive pas à me calmer quand je lui dit bonjour et qu'il l'a bien compris, et qu'il a aussi compris que j'avais compris qu'il avait compris (hum).
Je sais que c'est lui qui vient plier ses plans derrière l'entrée de mon bureau rien qu'en entendant ses gestes dans l'encadrement de la porte, parce que sa douceur et son calme sont reconnaissables entre mille. Alors je tourne la tête, je vois que c'est bien lui, et les larmes me montent aux yeux.
"I was living in another space, and your silence here in my heart, we are so close and so far apart, in the night I dream you whisper my name..."
Je n'en rajoute pas quand mon colocataire parle de lui, parce que je sens poindre le moment où il m'expliquera que ce dessinateur est, comme eux tous, marié et père de famille, ce que en même temps, on espère pour lui, vu son âge canonique.
Bref, du n'importe quoi à tous les étages, comme d'habitude, le jour où j'arréterais de faire la maline comme si la vie était du cinéma, on aura déjà fait un grand pas.
Pour Luciamel et Mike Hammer :
02:27 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.03.2012
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J'avais un peu laché.
Je suis toujours aussi paumée. Je reprend le chemin du psy, mes névroses, psychoses et autres joyeusetés m'embrument toujours l'esprit. J'ai commencé à travailler. Les deux premières semaines ont été bizarres, passées à vomir matin, midi et soir non stop, à ne pas pouvoir dormir à cause d'une douleur sourde dans le dos. Retrouver une certaine collectivité, devoir parler aux autres, avoir des collégues me rendait malade, et comme une cloche, j'essayais déséspérement d'avoir l'air normale et sympathique (c'est le bouquet, ça!).
Ca va un peu mieux, je me suis installée sur la terre de mes ancètres, dans le village le plus moisi mais le plus charmant du département. Je suis tombée amoureuse de tous les gars du chantier les uns après les autres. Je suis jamais invitée aux soirées entre collégues (!!!). Bref, la routine.
Luciamel a écrit un post magnifique sur son blog.
Comme elle, je sens le sarkozysme (pour ne pas dire la connerie...) regagner le coeur des gens.
On a des supers conversations politiques avec ma petite F., on se prend le chou sur la Méluche et Hollande, ça c'est le bonheur (vive l'élection rien que pour ça !). Un peu de Ségolène Royal, et un peu plus d'Eva Joly n'aurait pas fait de mal, selon moi, néanmoins !
Les filles me manquent. Je me suis frittée à mort avec Y. qui est parti en me piquant mon appareil photo et mon baladeur (!!!). Faut dire que abominable et fasciste pourraient qualifier mon comportement avec lui, alors c'est bien fait pour ma gueule, on pourrait dire.
Il existe une vidéo du Kings College Choir qui chante le Misere d'Allegri sur youtube.
Bref, le pire et le meilleur, mais dans le pire, c'est un peu moi le meilleur en ce moment, comme dirais l'autre.
(Mais dans la rubrique le meilleur : certains de mes collègues, la carte de B. et la naissance de sa nièce, et "la taupe" avec Gary Oldman ET Colin Firth (c'est vraiment fromage et dessert !!).
18:36 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
09.01.2012
Hum hum
Je ne sais plus ce que je voulais dire.
Ce midi, j'avais des réflexions fulgurantes (ah aaaah ! hem). Je me disais que, en fait, j'ai un probléme avec la modernité. J'ai un probléme avec la modernité, donc, et je ne la blame même pas, elle. C'est ça le pire, en fait. Je me rend compte, jour après jour, année après année, que j'ai un gros problème d'adaptation au monde tel qu'il est, aux gens, à la vie en collectivité.
Du coup, je me réfugie dans le fantasme et dans une nostalgie d'une vie anté-moderne alors que c'est ma personnalité qu'il faudrait changer. Mais cette vie anté-moderne là me parait tellement plus belle.
Tout ça, lol, parce que j'ai encore regardé Danse avec les loups, et que les scènes des palabres autour du feu...quoique non, je mens, ce ne sont pas ces scènes là qui me déchire les entrailles de tristesse et d'envie, c'est en fait la scène où John Dumbar s'endort à coté du feu pendant que les autres parlent ou vaquent à leur occupation.
Au lieu de m'ennuyer toute la journée pour me morfondre le soir dans mon lit (en écrivant ça, je me dis "mon dieu..."), je voudrais moi aussi me promener avec Cisco et Two Socks au bord de la rivière, être la fille adoptive d'Oiseau Bondissant et m'endormir le soir près du feu en écoutant les discussions et les rires.
Je peux toujours réver.
C'est déjà ça, dirais Souchon.
"Tatanka !" (bison en sioux lakota, les enfants).





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